Cancer (vue d'ensemble)

Description médicale

Le cancer est souvent perçu comme une maladie incurable, sans issue, même si aujourd'hui, grâce au dépistage précoce et aux traitements, bon nombre de malades en guérissent.


Les tissus et les organes sont composés de millions de cellules. Chez les gens atteints du cancer, l'organisme est assailli par des cellules qui se multiplient de façon exagérée et envahissent les tissus avoisinants. Parfois, certaines d'entre elles peuvent se détacher et migrer vers d'autres régions du corps.

Divers facteurs, par exemple une irradiation, des substances cancérogènes présentes dans les aliments, dans l'air et la fumée de cigarette, ou une prédisposition génétique peuvent altérer la « mécanique » normale de ces cellules et les empêcher de fonctionner harmonieusement. Malades, elles se mettront à proliférer de façon incontrôlée. Normalement, le système immunitaire les élimine ou les empêche de devenir de véritables tumeurs, mais il arrive que ces cellules malades déjouent nos mécanismes de défense.

Mentionnons que les expressions tumeur maligne et tumeur cancéreuse sont aussi employées pour désigner un cancer. La tumeur bénigne n'est pas cancéreuse, et compromet moins la santé. Elle peut faire pression sur un organe ou un tissu, mais occupe un espace limité et ne se dissémine pas dans l'organisme.
Prévalence

D'après des prévisions établies en 2008 par la Société canadienne du cancer, environ 40 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens seront atteints d'un cancer au cours de leur vie. Dans plusieurs pays occidentaux, au Canada et en France notamment, le cancer est la première cause de décès prématuré, c'est-à-dire avant l'âge de 65 ans.

L'augmentation de la prévalence du cancer s'explique en partie par le fait que la longévité augmente et que l'on détecte davantage de cancers qu'auparavant, grâce aux outils de dépistage. Ces facteurs expliqueraient environ le tiers de cette augmentation, estime-t-on.

De plus en plus d'enfants et d'adolescents sont touchés par le cancer : une large étude menée en Europe révèle qu'au cours des 30 dernières années, l'incidence du cancer a augmenté de 1 % par année chez les enfants, et de 1,5 % chez les adolescents1.
Pronostic

Aucun médecin ne peut prédire, avec certitude, l'évolution du cancer ni les chances de survie pour une personne en particulier. Les statistiques dont on dispose donnent une idée du pronostic pour un large groupe de personnes, mais on ne peut transposer ces chiffres à un individu.

Cela dit, une proportion importante de malades guérit définitivement du cancer. Le taux de guérison dépend d'une multitude de facteurs : du type de cancer (à quel endroit la tumeur a pris naissance), de l'étendue du cancer au moment du diagnostic, de la malignité des cellules, de la présence ou non de métastases, de la disponibilité d'un traitement efficace, etc.

La méthode la plus utilisée pour déterminer la gravité d'un cancer est la classification TNM (Tumor, Node, Metastase), pour « tumeur », « ganglion » et « métastase ».

* Le stade T (de 1 à 4) décrit la taille de la tumeur.
* Le stade N (de 0 à 3) décrit la présence ou l'absence de métastases dans les ganglions voisins.
* Le stade M (0 ou 1) décrit l'absence ou la présence de métastases à distance de la tumeur.

Causes

D'après les autorités de santé publique, les deux tiers des cas de cancer seraient causés par le mode de vie, essentiellement par le tabagisme et une mauvaise alimentation. Les facteurs héréditaires seraient responsables de seulement 5 % à 15 % des cancers. Dans les pays en développement, l'incidence du cancer augmente rapidement, suivant l'industrialisation et l'adoption d'un mode de vie à l'occidental. Mentionnons que certains experts tiennent un discours différent et considèrent la pollution comme l'une des grandes causes du cancer2.

Les habitudes de vie : regard mondial

Les habitudes de vie jouent un rôle prédominant dans l'apparition du cancer. Cela est bien mis en relief par le phénomène de l'immigration. Les émigrés finissent généralement par avoir les mêmes maladies que la population de leur pays d'accueil3,4.

Par ailleurs, les types de cancers les plus fréquents varient d'une région à l'autre du globe. En Asie, les cancers de l'estomac, de l'oesophage et du foie sont beaucoup plus fréquents, notamment parce que l'alimentation des habitants comporte une grande part d'aliments très salés, fumés et marinés. En Amérique du Nord ainsi qu'en Europe, les cancers du poumon, du côlon, du sein et de la prostate sont les plus fréquents, entre autres en raison du tabagisme, des mauvaises habitudes alimentaires et de l'obésité. Au Japon, la consommation de viande rouge, qui n'a cessé d'augmenter au cours des 50 dernières années, a fait augmenter de sept fois l'incidence du cancer du côlon3.

Formation d'un cancer

Un cancer peut se former dans n'importe lequel des tissus. Chez les adultes, il se développe habituellement sur plusieurs années, voire des dizaines d'années. On peut diviser la formation d'une tumeur maligne en trois étapes3 :

* Initiation. Le matériel génétique d'une cellule est endommagé; il s'agit d'un événement fréquent. La fumée de cigarette, l'amiante, les substances cancérogènes présentes dans les aliments ou un surplus de radicaux libres peuvent causer un tel dommage. La plupart du temps, l'organisme répare l'erreur grâce à ses mécanismes naturels. Si l'erreur est irréparable, la cellule meurt. On parle alors d'apoptose ou de « suicide » cellulaire. Lorsque ces mécanismes ne fonctionnent pas, la cellule endommagée entre en phase de « promotion ».
* Promotion. Des facteurs extérieurs vont stimuler ou non la formation d'une cellule cancéreuse. Il peut s'agir des habitudes de vie, comme le tabagisme, l'activité physique, l'alimentation, etc.
* Progression. Les cellules prolifèrent et la tumeur se forme. Dans certains cas, elles peuvent envahir d'autres parties du corps. Dans sa phase de croissance, la tumeur commence à provoquer des symptômes : des saignements, de la fatigue, etc.



Les propriétés des cellules cancéreuses et de la tumeur

* Une multiplication déréglée. Les cellules se reproduisent sans cesse et sont insensibles aux signaux d'arrêt de croissance en provenance des cellules voisines.
* Une perte des fonctions d'origine. Les cellules n'ont plus d'utilité pour l'organisme.
* L'immortalité. Le processus d'apoptose ou de « suicide » cellulaire, qui se déclenche normalement lorsqu'une cellule est déréglée, ne fonctionne plus.
* Une résistance aux attaques du système immunitaire. Les cellules cancéreuses déjouent leurs « assassins », les cellules NK, ainsi que d'autres cellules censées limiter leur progression.
* La formation de nouveaux vaisseaux sanguins, appelée angiogenèse tumorale. Ces vaisseaux sont indispensables à la croissance des tumeurs, car ils leur apportent des nutriments et de l'oxygène (sinon, les tumeurs ne peuvent croître au-delà de 1 mm)3.
* Souvent, l'envahissement des tissus voisins et d'autres parties du corps. Les nouveaux foyers de cancer sont appelés métastases.

Les transformations génétiques qui surviennent dans la cellule, lorsqu'elle devient cancéreuse, sont transmises à ses cellules descendantes.
Les différents cancers

Chaque type de cancer a ses caractéristiques et ses propres facteurs de risque. Veuillez vous référer aux fiches spécifiques suivantes pour plus de détails sur ces cancers.

- Cancer colorectal (côlon et rectum)
- Cancer de l'endomètre (corps de l'utérus)
- Cancer de la peau
- Cancer du poumon
- Cancer de la prostate
- Cancer du sein
Symptômes
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Le cancer se manifeste de manière très variable. Il évolue généralement sur de nombreuses années avant que les symptômes n'apparaissent. Les symptômes suivants peuvent être des signes de cancer. En leur présence, consulter un médecin.

* Une masse palpable, surtout si elle augmente de volume : un nodule dans un sein, sous la peau, à un ganglion, etc.
* Un grain de beauté ou une tache cutanée qui change d'aspect, de couleur ou de taille, ou qui saigne.
* Un saignement : du sang dans les crachats, les urines ou les selles. Pour les femmes, des pertes sanguines vaginales en cours de cycle ou après la ménopause.
* Des symptômes persistants : une toux et des enrouements inexpliqués depuis plus de quatre semaines, une difficulté à déglutir, des nausées et des vomissements, une plaie qui ne guérit pas en trois semaines, une diarrhée ou de la constipation depuis six semaines ou plus.
* Une rétractation ou un écoulement du mamelon.
* Des maux de tête récidivants et violents.
* Une fatigue extrême.
* Une perte de poids rapide, inexpliquée.

Personnes à risque
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* Certaines familles sont touchées plus fréquemment par le cancer. Il y aurait, dans ces familles, des gènes de prédisposition au cancer, transmis d'une génération à l'autre. Cela peut être le cas pour les cancers du sein, de l'ovaire et du côlon. Même chez les personnes dont le bagage génétique prédispose au cancer, le risque d'en être atteint un jour dépend aussi et en grande partie du mode de vie et de l'environnement.
* Les personnes qui ont déjà eu un cancer.
* Les personnes âgées de 50 ans ou plus. En vieillissant, le risque de cancer s'accentue, car les mécanismes de défense sont moins efficaces et la durée d'exposition aux facteurs de risque augmente.

Facteurs de risque
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La recherche scientifique a permis de découvrir des facteurs de risque pour la plupart des cancers. Certains de ces facteurs accroissent considérablement le risque de développer un type particulier de cancer, tandis que d'autres ont une influence plus ténue.


Les deux principaux facteurs de risque

* Le tabagisme. Les produits cancérogènes contenus dans la fumée de cigarette ne s'attaquent pas seulement aux poumons, ils sont également impliqués dans le risque de cancers de la bouche, du larynx, du col de l'utérus, du sein, de l'estomac, de la vessie et plusieurs autres. Le tabagisme est responsable de 30 % des décès liés au cancer. Voir la fiche Cancer du poumon.
* Une mauvaise alimentation. Le régime alimentaire occidental comprend souvent trop de calories, trop de protéines animales, trop de gras, trop de sel et trop de sucre, et insuffisamment de fruits et de légumes ainsi que de céréales à grains entiers. D'après l'Organisation mondiale de la Santé, les facteurs alimentaires sont responsables de 30 % des cancers en Occident, et d'environ 20 % dans les pays en développement5.

D'autres facteurs de risque importants

* L'obésité et l'embonpoint. Conséquence de la sédentarité et de la mauvaise alimentation, le surplus de poids serait un facteur de risque très important pour plusieurs cancers, dont ceux de l'oesophage, du côlon, du sein, de l'endomètre et du rein5. Voir notre fiche Obésité.
* La sédentarité. En plus de causer un excès de poids, la sédentarité empêcherait le bon fonctionnement de certains mécanismes indispensables au maintien de la santé. La bonne forme physique réduit le risque de cancer du côlon ainsi que du cancer du sein5.
* L'exposition à des produits chimiques cancérogènes. Elle causerait 4 % des cas de cancer dans les pays industrialisés. Il s'agit, entre autres, des produits chimiques auxquels on peut être exposé dans un milieu de travail (l'arsenic, l'amiante, le benzène, etc.), de certains produits de nettoyage, des solvants à peinture, du radon terrestre qui s'infiltre dans le sous-sol des maisons et des pesticides répandus sur les terrains (une cause reconnue de leucémie chez les enfants).
* L'exposition à des substances radioactives.
* Une infection chronique. Certains microbes, surtout des virus, peuvent causer des cancers. Ils seraient responsables de 18 % de tous les cas de cancer dans le monde, surtout dans les pays en développement (environ 5 % dans les pays industrialisés). À titre d'exemple, mentionnons le papillomavirus (cancer du col de l'utérus), les virus de l'hépatite B et C (cancer du foie), la douve du foie (cancer des voies biliaires), l'Helicobacter pylori (cancer de l'estomac) et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) (sarcome de Kaposi et lymphome).
* La consommation excessive d'alcool. Les recherches ont démontré un lien entre une consommation élevée d'alcool et certains cancers (de la bouche, de la gorge, de l'oesophage, de l'estomac, du foie et du sein).
* L'exposition exagérée au soleil. Les rayons ultraviolets (UV), à haute dose, peuvent causer un cancer de la peau à long terme.

Les facteurs psychologiques

Les facteurs psychologiques jouent un rôle plus controversé dans l'apparition du cancer6-8. En se basant sur une panoplie d'études, des scientifiques ont tenté de cerner une personnalité plus susceptible d'être atteinte de la maladie. Baptisée personnalité de type C, elle décrit les gens qui ont tendance à refouler constamment ce qu'ils ressentent et à se résigner facilement. Sur la base de tests de personnalité, certaines recherches ont pu prédire jusqu'à 40 % des cancers devant apparaître 15 ans plus tard9. Par contre, d'autres études n'ont pas réussi à déterminer un lien clair entre le type de personnalité et l'apparition du cancer6.

Quant au stress et à la dépression, ces facteurs sont reconnus comme influençant à la baisse la vigueur du système immunitaire. Cependant, il est très difficile de circonscrire la part de ces facteurs dans la formation du cancer, une maladie qui se développe sur plusieurs années. Les personnes dépressives atteintes du cancer peuvent avoir tendance à rapporter plus d'événements négatifs que la moyenne, ce qui peut fausser les résultats des études. Certains auteurs croient tout de même que la combinaison d'une personnalité de type C et d'un stress chronique majore le risque de cancer6. Cela serait particulièrement le cas pour les personnes qui ressentent un sentiment d'impuissance durant une longue période de temps4.

Des comportements autodestructeurs, comme une mauvaise alimentation et la sédentarité, peuvent être le signe d'une mauvaise écoute de soi6. Ne pas consulter un médecin à temps
revient aussi à ne pas écouter ses signaux internes.

# Posté le mardi 17 mars 2009 10:21

Complications du diabète

Description médicale
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Les complications associées au diabète à long terme touchent environ 40 % des diabétiques, indépendamment du type de diabète. Ainsi, toutes les personnes n'en seront pas nécessairement atteintes et, chez celles qui le seront, les symptômes seront plus ou moins graves. Il s'agit, dans tous les cas, des conséquences physiologiques d'un taux de glucose sanguin élevé sur une longue période. Pratiquement toutes les parties du corps peuvent subir les contrecoups d'un diabète mal contrôlé : le coeur, les vaisseaux sanguins, les reins, les yeux, le système nerveux, etc.

Auparavant, les personnes atteintes de diabète avaient une espérance de vie réduite en raison des complications aiguës de la maladie (par exemple, un coma diabétique causé par l'hyperglycémie). Maintenant que la médecine dispose de nombreux outils pour mieux contrôler la maladie à court terme, les complications à long terme deviennent plus fréquentes. Mais il est possible de retarder ou de prévenir la majorité de ces complications.
Types de complications

Maladies cardiovasculaires. Le diabète contribue à l'émergence des maladies cardiovasculaires. Avec le temps, un taux élevé de glucose dans le sang cause la coagulation sanguine et augmente le risque d'obstruction de vaisseaux sanguins près du coeur (infarctus), au cerveau (ACV) ou aux pieds (gangrène). L'âge, l'hérédité, l'hypertension, l'embonpoint et le tabagisme influencent aussi leur apparition. Les diabétiques de type 2 ont souvent un profil qui les rend au départ plus à risque de ce genre de maladie. Les maladies cardiovasculaires sont deux à quatre fois plus fréquentes chez les diabétiques que chez les autres.

Néphropathie. Le terme néphropathie provient du grec nephros = rein. Le tissu des reins est constitué d'une multitude de minuscules vaisseaux sanguins qui forment un filtre dont le rôle est d'éliminer les toxines et déchets du sang. Comme le diabète cause des troubles vasculaires, ces petits vaisseaux peuvent en être affectés au point d'entraîner une détérioration progressive des reins qui se manifestera par divers troubles, allant de l'insuffisance rénale à la maladie rénale irréversible. Notons que l'hypertension contribue grandement aux troubles rénaux.

Neuropathie. La neuropathie est le nom générique donné aux affections qui touchent les nerfs et qui peuvent être passablement douloureuses, quelle qu'en soit la cause. Les troubles du système nerveux se développent dans les dix premières années du diabète chez 40 % à 50 % des personnes diabétiques de type 1 ou 2. Cela en raison d'une mauvaise circulation sanguine (donc d'un apport en oxygène insuffisant pour les nerfs) et du taux élevé de glucose, qui altère la structure des nerfs. Le plus souvent, le sujet ressent des picotements, des pertes de sensibilité et des douleurs qui se manifestent d'abord au bout des orteils ou des doigts, puis remontent progressivement le long des membres atteints. La neuropathie peut aussi toucher les nerfs qui contrôlent la digestion, la pression sanguine, le rythme cardiaque et les organes sexuels.

Rétinopathie. Le diabète peut conduire à une détérioration progressive de la vision. Il s'agit de la complication la plus fréquente : pratiquement toutes les personnes souffrant du diabète de type 1 développent des troubles oculaires, tandis qu'elle touche 60 % des diabétiques de type 2. On appelle « rétinopathies » ces troubles aux yeux, même si d'autres parties de l'oeil que la rétine peuvent être touchées (comme le nerf optique, par exemple). Cette détérioration peut mener à la formation de cataractes et au glaucome, voire à la perte de la vue.

Sensibilité aux infections. L'élévation de la glycémie et la fatigue parfois engendrée par la maladie, rendent les diabétiques plus à risque d'infections épisodiques parfois difficiles à guérir, notamment des infections de la peau, des gencives, des voies respiratoires, du vagin ou de la vessie. En outre, les troubles de la circulation sanguine peuvent avoir pour effet de ralentir le processus de cicatrisation après une blessure, ce qui peut causer des infections récalcitrantes dans les plaies.
Symptômes
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Maladies cardiovasculaires

* Une cicatrisation lente.
* Des douleurs à la poitrine durant un effort.
* Des douleurs aux mollets qui gênent la marche (claudication intermittente).

Néphropathie

* La présence d'albumine dans l'urine, détectée par un test en laboratoire (normalement, l'urine est exempte d'albumine).
* De l'hypertension annonce parfois le début de l'atteinte aux reins.

Neuropathie

* Une diminution de la sensibilité à la douleur, à la chaleur et au froid dans les extrémités.
* Des picotements et une sensation de brûlure.
* Une dysfonction érectile.
* Un ralentissement de la vidange de l'estomac, provoquant des ballonnements et des régurgitations après un repas.
* Une alternance de diarrhée et de constipation si les nerfs de l'intestin sont affectés.

Rétinopathie

* Des taches dans le champ de vision.
* Une sécheresse des yeux.
* Une vue embrouillée.
N.B. Parfois, il y a absence de symptômes. Consulter un ophtalmologiste régulièrement.

Sensibilité aux infections

* Infections diverses : de la peau, des gencives, des voies respiratoires, du vagin, de la vessie, de la vulve ou du prépuce.

Personnes à risque
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* Toutes les personnes diabétiques sont à risque de complications à long terme.
* Le bagage génétique influence le niveau de risque.

Facteurs de risque
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* Avoir un taux de glucose souvent au-dessus de la normale.
* Souffrir d'hypertension.
* Avoir un taux de cholestérol élevé.
* Fumer la cigarette.

# Posté le mardi 17 mars 2009 10:18

Asthme

Asthme
Description médicale


L'asthme est une maladie respiratoire qui se manifeste par des périodes au cours desquelles les voies aériennes se rétrécissent. Une crise d'asthme débute souvent par une toux sèche, suivie d'une difficulté à respirer, qui provoque une respiration sifflante clairement audible. Elle s'accompagne habituellement d'expectorations de mucus.

L'asthme traduit une réaction anormale des voies aériennes à divers stimuli (des allergènes dans l'air, de la fumée, etc.). Durant une crise, l'ouverture des bronches est réduite en raison d'une importante réaction inflammatoire et d'une contraction des muscles de la paroi des bronches.


L'asthme se résorbe parfois spontanément, tandis que dans d'autres cas, il doit être traité. Entre les crises, une personne souffrant d'asthme mène une vie normale.

Depuis les années 1960, l'asthme est en progression constante dans les pays industrialisés, où l'on estime que de 5 % à 10 % de la population en souffre à divers degrés. Un enfant canadien sur huit en est atteint. Heureusement, environ la moitié de ces enfants deviendront complètement asymptomatiques au cours de l'adolescence. Ils resteront tout de même des personnes à risque. Deux périodes de la vie semblent plus propices à l'asthme : l'enfance et le début de la quarantaine.
Causes

Chez les personnes atteintes d'asthme, on retrouve une hyperréactivité des bronches à une ou plusieurs substances :

* des allergènes aériens (poussières, pollen, salive d'animaux, acariens);
* des polluants (irritants en milieu de travail, fumée d'un feu de bois, gaz d'échappement, pollution atmosphérique);
* la fumée du tabac;
* des aliments;
* certains médicaments (aspirine et autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens).

Gravité

Plus l'asthme est grave, plus les crises sont fréquentes et les symptômes, intenses.

Voici quelques signes d'un asthme grave ou mal contrôlé :
- des symptômes durant la nuit;
- la limitation des activités durant le jour;
- le besoin d'utiliser des inhalateurs plusieurs fois par jour ou durant la nuit;
- des crises qui demandent une hospitalisation.
Complications possibles

Les personnes asthmatiques ont tout intérêt à suivre leur traitement et à adapter leur mode de vie en conséquence. Un asthme mal contrôlé peut provoquer des symptômes de manière permanente. Exceptionnellement, il peut dégénérer au point de causer une détresse respiratoire et mettre en danger la vie des gens qui en souffrent.
Symptômes
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Ces symptômes peuvent être intermittents ou persistants.

* Une difficulté à respirer.
* Une respiration sifflante.
* Une sensation de serrement thoracique.
* Une toux sèche.

Pendant une crise prononcée :

* Une incapacité à rester allongé.
* Des sueurs.
* Une augmentation du rythme cardiaque.
* Une grande anxiété, de la confusion et de l'agitation.
* Une coloration bleutée de la peau et des muqueuses.

Note. Pour certaines personnes, l'asthme se signale seulement par une toux persistante qui apparaît souvent au coucher ou après un effort physique.
Personnes à risque
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* Les personnes ayant une prédisposition génétique aux allergies.
* Les personnes qui étaient de petit poids à la naissance.
* Les personnes fréquemment exposées, dans leur milieu de travail, à des produits chimiques, par exemple à de la peinture, des produits de coiffure, des métaux, des plastiques, etc.

Facteurs de risque
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L'augmentation du nombre d'asthmatiques, ces dernières décennies, pourrait être attribuable aux facteurs suivants :

* La pollution. De plus en plus de personnes vivent au coeur de zones urbaines, où la pollution de l'air est importante, et les épisodes de smog, de plus en plus fréquents.
* L'exposition à la fumée de tabac. Le tabagisme chez la mère, durant la grossesse, augmente aussi le risque d'asthme chez l'enfant.
* L'obésité.

Facteurs souvent liés à une crise d'asthme

* Des infections virales des voies respiratoires (rhume, bronchite, sinusite, etc.), car elles engendrent de l'inflammation.
* L'exercice physique, surtout s'il est pratiqué à l'extérieur en hiver, par temps froid et sec.
* Les variations rapides de température.
* Des réactions émotives fortes (rires, pleurs, colère, excitation).
* Le reflux gastro-oesophagien.

# Posté le mardi 17 mars 2009 10:13

Anorexie/Boulimie

Description médicale
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C'est sous le terme de « troubles de l'alimentation » ou des « conduites alimentaires » qu'on désigne l'anorexie et la boulimie mentales, deux maladies qui, dans 90 % des cas, frappent des adolescentes et des jeunes femmes âgées de 12 ans à 20 ans.

On a toujours attribué à ces troubles des causes psychologiques, mais selon certaines sources, certaines carences, notamment en zinc, pourraient aussi jouer un rôle.1 Une prédisposition génétique ainsi que des facteurs culturels - obsession de la minceur dans les représentations du corps féminin, notamment - peuvent également intervenir. En effet, ces maladies sont surtout présentes en Occident, les Asiatiques et les Africains y étant peu sujets. On a cependant constaté que leur incidence a récemment augmenté chez ces populations et que l'occidentalisation de leur mode de vie pourrait en être responsable.21 En outre, elles sont assez récentes puisqu'elles ne sont pas mentionnées comme telles dans les traités médicaux du XIXe siècle. Dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, par exemple, on parle bien d'anorexie et de boulimie, mais, dans les deux cas, il s'agit de conséquences d'atteintes organiques (cancers ou problèmes gastriques) et non de maladies en soi.

Chez les garçons, l'anorexie est très souvent associée à la psychose.

Tant la personne anorexique que la personne boulimique entretient une obsession de la grosseur qui la pousse à refuser toute nourriture ou, au contraire, à se gaver quitte à se purger ou à se faire vomir par la suite ou encore à s'imposer des régimes draconiens ou des exercices physiques intenses et excessifs.

L'anorexie peut avoir de graves conséquences. Elle peut entraîner des problèmes cardiaques (troubles du rythme cardiaque, diminution du volume du muscle cardiaque, crises cardiaques), de l'infertilité, une perte osseuse, un retard de croissance, des dommages aux nerfs et au cerveau, une perte de sensibilité, de l'anémie, de la constipation, des ballonnements. Poussée à l'extrême, la dénutrition consécutive à l'anorexie peut entraîner la mort par arrêt cardiaque.

Quant à la personne boulimique, elle est plus susceptible de souffrir de problèmes des dents et des gencives, de ballonnements, d'irrégularité du rythme cardiaque, de problèmes digestifs, particulièrement d'irritation de la muqueuse de l'oesophage et du rectum (à cause de l'utilisation abusive de laxatifs), de problèmes émotionnels et d'abus de médicaments ou de drogues. Souvent dépressive, elle peut être suicidaire.

Le début des troubles se manifeste souvent en réaction à un événement, qu'il s'agisse de l'éloignement du milieu familial, de la séparation d'un proche (parent, ami) auquel l'adolescente est particulièrement attachée ou encore de la naissance du sentiment amoureux qui la confronte à la problématique de son corps et de sa sexualité.

Toutefois, contrairement aux crises ponctuelles d'anorexie et de boulimie, qui disparaîtront lorsque les effets de l'événement qui les a suscitées se seront amoindris, l'anorexie et la boulimie mentales tendent à s'installer pour de longues périodes et à devenir chroniques.

Le rôle de la famille est d'une grande importance dans le traitement psychothérapeutique. Selon certaines sources, des recherches « démontrent que, vers l'âge de 11 ans et 12 ans, les filles refoulent plusieurs aspects de leur personnalité, souffrent d'incertitude quant à leur identité, leurs attitudes, leurs valeurs et leurs opinions et manifestent peu d'estime à l'égard d'elles-mêmes. »22

En outre, le profil psychologique de l'anorexique est celui d'une personne qui cherche à avoir le contrôle de la relation et qui, par ailleurs, est extrêmement perfectionniste et se fixe des buts très élevés.

Boulimie et anorexie sont souvent vécues en alternance par une même personne, au point qu'il pourrait s'agir en fait de stades d'une seule et même affection, l'anorexie étant le plus avancé.
Symptômes
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Anorexie

* Refus de manger ou repas rendus interminables par le tri des aliments, leur mâchonnement, leur stockage dans la bouche.
* Vomissements provoqués après les repas ou prise de laxatifs ou de diurétiques.
* Amaigrissement rapide.
* Refus de maintenir un poids corporel au-dessus du poids minimal normal pour l'âge et la taille : déficit d'au moins 15 %, mais qui peut atteindre 50 %.
* Déni de la maigreur souvent accompagné d'un état de bien-être et d'exaltation triomphante.
* Absence de règles pendant trois mois ou plus ou changements majeurs dans le cycle hormonal.

Note : il est important pour les parents de savoir faire la différence entre le refus de nourriture occasionnel ou temporaire et la véritable anorexie. Pratiquement toutes les adolescentes manifestent un jour ou l'autre un dégoût pour la nourriture, ce qui n'en fait pas forcément des anorexiques potentielles. Il faut tenir compte de la durée et de l'ampleur du comportement et non simplement du fait qu'il se manifeste à l'occasion.
Symptômes indiquant la nécessité d'hospitaliser l'adolescente

* Amaigrissement important et rapide.
* Épuisement physique.
* Ralentissement du rythme cardiaque (inférieur à 50 pulsations par minute).
* Hypothermie.
* Troubles de la conscience et de la vigilance.
* Apathie et prostration.

Boulimie

* Épisodes de fringales de nourriture survenant de façon récurrente, au moins deux fois par semaine pendant au moins trois mois : absorption, en une période de temps limitée, d'une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient durant la même période et dans les mêmes circonstances. Les aliments absorbés sont généralement des sucreries riches en calories : crème glacée, gâteaux, pâtisseries.
* Ces épisodes sont suivis de comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments; jeûne, exercices physiques excessifs.
* Sentiment d'une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise : la personne voudrait bien arrêter de manger ou manger plus lentement, mais elle en est incapable.
* Estime de soi excessivement influencée par le poids et l'apparence du corps.
* Chez les boulimiques, le poids est généralement normal, mais il y a parfois un embonpoint.
* Plus souvent que chez les anorexiques, présence d'autres dépendances (alcool, drogues) et de comportements plus ou moins acceptables : promiscuité sexuelle, vol à l'étalage (notamment d'aliments).
* Constipation ou diarrhée.
* Gencives et dents abîmées par l'acide chlorhydrique (à cause des vomissements répétés).
* Fluctuations cycliques du poids de 4 kilos ou plus.
* Déshydratation.

La boulimie est souvent accompagnée de :

* Fatigue
* Dépression
* Anxiété

S'ils soupçonnent que leur adolescente souffre de boulimie ou d'anorexie, les parents devraient en outre surveiller les comportements suivants :

* L'adolescente refuse de prendre ses repas en famille;
* elle se rend souvent à la toilette durant les repas et peut faire couler l'eau du lavabo dans le but de masquer le bruit de la chasse d'eau après s'être fait vomir;
* elle ne recherche pas la compagnie d'autrui, préférant être seule;
* elle est parfois ostracisée par ses pairs.

Personnes à risque
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* Pré-adolescentes, adolescentes et jeunes femmes dans le début de la vingtaine.
* Athlètes d'élite, particulièrement les filles pratiquant des sports tels que le patinage artistique, la gymnastique et la danse.

Facteurs de risque

* Présence d'autres troubles émotionnels ou mentaux : dépression, anxiété, névrose obsessionnelle.
* Influence familiale : insécurité vis-à-vis des autres membres de la famille; se sent critiquée par ses parents ou ses frères et soeurs.
* Hérédité : les troubles de l'alimentation se retrouvent souvent chez les individus d'une même famille.

# Posté le mardi 17 mars 2009 10:07